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23 2009 L'ésotérisme à l'ère du soupçon. Les méfiances institutionnelles

Ce numéro revient sur vingt ans de méfiances, voire de dénigrements que l'entreprise de Politica Hermetica a suscités, cristallisant des soupçons venus de milieux divers, religieux, universitaires ou politiques, voire d'institutions. Après l'analyse des buts purement scientifiques et du parcours de l'association dont les colloques, depuis 1986, ont nourri la publication annuelle de la revue (Jean-Pierre Laurant), deux pistes ont été suivies : une étude des processus d'amalgame et de raccourci dans la France contemporaine d'une part (Jean-Yves Camus) et de l'autre quelques exemples historiques de ce type d'attitude. La maçonnerie dénoncée comme religion païenne (Pierre Noël) ou la symbolique maçonnique soupçonnée de servir de masque au retour du religieux (Yves Hivert-Messeca). Des prises de position " anti-ésotériques " significatives dans l'Église catholique sont analysées ensuite par Jérôme Rousse-Lacordaire.
Mais la mesure est prise également des limites inhérentes à ce mode d'expression, peu relayées mais néanmoins pernicieuses.
Deux études complètent cette 23e livraison sur les comptes de l'abbé Saunière à Rennes-le-Château (Laurent Buchholtzer) et les rapports d'Alain Daniélou et de son maître Swâmî Karpâtrî (Jean-Louis Gabin).

22 2008 Images et représentations du centre

L'Homme " postmoderne ", aux prises avec l'émiettement intellectuel de la " société complexe ", cherche partout un centre dont la périphérie est nulle part. Sa démarche le conduit-elle vers un cœur ou vers un milieu ? Un cadre ou un noyau ? Ce numéro témoigne de la diversité des parcours à travers les images et représentations du centre propres à chaque époque et à chaque société. Le voyage intérieur du pèlerinage, essentiel en milieu chrétien, est abordé par Gaële de La Brosse ; Radu Dragan nous conduit ensuite dans le labyrinthe de la vision alchimique de " la pierre au centre du monde " après Copernic. Les systèmes de représentation symbolique du XVIIIe siècle occupent une place de choix dans cette livraison avec les " images du centre " dans le Martinisme (Dominique Clairembault), suivis par une étude sur une série de tableaux de loges maçonniques (Dominique Jardin) ; l'interprétation du " jardin des Lumières " comme maçonnique relève, en revanche, pour Laurence Châtel de Brancion , du domaine de l'illusion. La légende d'Asie centrale sur un royaume caché au cœur d'une montagne sacrée (Thierry Zarcone) clôt ce vingt-deuxième numéro.

21 2007 La tentation du secret. Groupes et sociétés initiatiques entre ésotérisme et politique du XVIIIe au XXe siècle
Le secret ne constitue pas un élément fondamental du mode de pensée ésotérique et pourtant il est omniprésent dans ses manifestations depuis la gnose chrétienne alexandrine, en dépit de l'injonction de l'apôtre Luc (12-3) de crier sur les toits ce que l'on avait entendu dans le creux de l'oreille, jusqu'à la grande ouverture des sociétés démocratiques modernes. En fait, la " transparence ", le mot est à la mode, fait bon ménage avec l'opacité ; d'une certaine façon, elle la génère même selon des processus répétitifs ancrés au plus profond de la vie de nos sociétés. Ce numéro s'est attaché à éclairer des parcours cachés : statut et usage du secret dans l'Eglise catholique par Emile Poulat, sociétés plus ou moins discrètes comme les " Chevaliers de Colomb " (Pierre Mollier), le compagnonnage (Jean-Michel Mathonière) ou les sociétés militaires décrites par Nodier (Claude Rétat). Des techniques de cryptage chez les Illuminés d'Avignon (Serge Caillet) et un portrait de l'alchimiste Jollivet-Castelot (Robert Vanloo) complètent ce tour d'horizon accompagné de deux études sur la réouverture du Musée du Hiéron de Paray-Le-Monial et une dernière sur la " théosophie chrétienne " de Tommaso Palamidessi.
20 2006 L'ésotérisme au féminin.
Déjà les mystiques féminines avaient joué un rôle essentiel à la Renaissance dans les transformations de la religiosité et l'avènement de la " dévotion moderne " plus individualiste ; de même, le rejet des femmes de la vie publique dans les sociétés postrévolutionnaires devait, en réaction, leur ouvrir le champ de la vie spirituelle. La Vierge Marie occupa le devant de la scène religieuse au XIXe siècle. Néanmoins, la méfiance des Églises instituées les a repoussées vers les coulisses où fleurissaient les nouvelles religions, les ordres initiatiques et les sociétés secrètes ésotériques. Sortie des marges, la parole des femmes, d'abord médiatrice, voire " médium ", acquit au cours des XIXe et XXe siècles une légitimité et une autorité nouvelles qui permirent à Madame Blavatsky d'assurer la codirection de la fameuse société Théosophique (1875).
À la fin du XVIIIe siècle, l'ordre des élus coëns, dont nous parle Serge Caillet, initiait des femmes ; un véritable messianisme féminin put ensuite se développer dans les milieux spirites et " spiritualistes ", au sens anglais du terme. Patrizia d'Andrea, Nicole Edelman avec Lucie Grange, Allison Coudert, Marco Pasi nous introduisent dans ce monde de croyantes et de militantes qui contribuèrent largement à faire " bouger " la société de leur temps. Brigitte Beauzamy, enfin, complète ce numéro par une incursion dans les milieux de " l'antiglobalisation " avec les " sorcières Wicca ".
19 2005 Melchisédech.
Ce roi étranger, sans génération, et dont le royaume est inconnu, aurait pu se perdre au milieu de la foule anonyme des princes cités dans la Bible : il n'en fut rien parce que son éphémère irruption correspondait à un moment décisif, il a béni Abraham et sa lignée, celui-ci lui a versé la dîme et comme l'a souligné saint Paul, ce n'est pas l'inférieur qui bénit le supérieur. Cette précellence servit à légitimer le sacerdoce chrétien " selon l'Ordre de Melchisédech ". Elle devait inspirer également bon nombre de courants de pensée hétérodoxe, entre les non- dits de son origine ou de sa fonction et le non lieu de sa cité de Salem, depuis les gnostiques de l'Antiquité jusqu'à Guénon en passant par les maçons du XVIIIe siècle.
Paul-Marie Guillaume et Philippe Lefebvre replacent cet étrange personnage dans son contexte biblique d'origine ; Jean-Daniel Dubois analyse un exemple gnostique ; Pierre Mollier décrit la fortune maçonnique du roi parmi les Rose-Croix ; Paul Airiau nous introduit dans l'univers de la légitimité monarchique au XIXe siècle, Alessandro Grossato et Jean-Pierre Laurant, enfin, étendent au monde hindou et à l'univers traditionaliste guénonien les correspondances " melchisédechiennes " avec les fonctions du " Chakravartin " et du " Roi du Monde ".
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18 2004 Esotérisme et guérison.
L'engouement actuel pour les médecines occultes et les guérisons spirituelles touche des publics très différents : il s'enracine dans des traditions et des pratiques populaires ancestrales qui n'ont jamais complètement disparu de l'horizon des Occidentaux. Cette dix-huitième livraison de Politica Hermetica s'est attachée à éclairer les chemins suivis au XIXe siècle et au début du XXe dans l'exercice de ces pratiques, pour justifier leur existence et tenter de leur donner une légitimité face au nouvel esprit scientifique. Il est revenu à Régis Dericquebourg de présenter la problématique générale. Des personnalités de premier ordre ont jalonné leur histoire : Samuel Hahnemann, inventeur de l'homéopathie, évoqué par Clara Goodrick-Clarke ou Paul Carton abordé par Emile Poulat. Des maçons comme Jean-Marie Ragon ont prétendu à l'héritage du pouvoir sacerdotal de guérir (Claude Rétat), des occultistes comme Papus qui essaya d'attirer Charcot (Roger Dachez) ou des guérisseurs comme le " Maître Philippe " de Lyon qui soigna le tsarévitch Alexis (Jean-Pierre Chantin), ont créé dans les années 1900 de véritables réseaux de soins dont la trace se retrouve dans les archives de la Librairie occultiste Chacornac (Jean-Pierre Laurant). Avec les " médecins guénoniens " (Xavier Accart) émerge la notion très moderne de " médecine traditionnelle ".
17 2003 Astrologie et pouvoir.
Dès l'Antiquité l'autorité de l'astrologie avait été contestée, St. Augustin en avait souligné les inconséquences ; la perte de la légitimité scientifique n'est cependant intervenue que tardivement avec les Lumières et la modernité entraînant la disparition de tout statut officiel dans les sociétés concernées. Son pouvoir de séduction sur les foules n'en a pas été altéré pour autant comme le montre le constat dressé par les sociologues Edgar Morin et Jacques Maître il y a une trentaine d'années. La violence des remous provoqués par une thèse récente sur le sujet montre que les rapports entretenus avec les institutions intellectuelles et politiques contemporaines sont toujours sensibles.
Ce numéro analyse à travers les exemples mésopotamiens (Jean-Jacques Glassner), la place de l'astrologue et de son art dans la connaissance des temps et la conduite des hommes. Anne Regourd donne un texte d'al Qabîsî astrologue de la cour de Damas au Xe siècle pour le monde médiéval puis l'Europe moderne est abordée par Isabelle Pantin avec la tentative d'un disciple de Mélanchton pour intégrer l'astrologie dans la théologie et la science politique ; cet aspect connut une fortune particulière avec Cromwell et Mazarin (Jacques Halbronn). Enfin Evelyne Latour analyse l'origine du mythe de l'ère du Verseau dans les nouveaux prophétismes. Jacques Maître conclut sur le statut de l'astrologie dans la société française contemporaine.
16 2002 René Guénon, lectures et enjeux.
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Vingt ouvrages publiés entre 1921 et 1965 et régulièrement réédités témoignent de la portée d'une oeuvre devenue emblème de l'antimodernité. Son influence s'est répandue sur les deux rives de l'Atlantique puis, plus tardivement, dans l'ensemble du monde musulman. René Guénon voulut témoigner de la Tradition éternelle et universelle, conservée en orient, dans l'Inde védantique en particulier, pour servir de modèle à l'occident dévoyé. Ses écrits s'adressaient à une élite capable de discerner les traces de cette tradition éparses dans la symbolique religieuse ou dans la franc-maçonnerie considérée par lui comme la dernière initiation régulière de l'occident. La théorisation de cette approche permettait de saisir la vraie nature de l'ésotérisme.
L'objet de ce colloque a été de replacer l'entreprise dans le contexte intellectuel du temps ; le sien tout d'abord puis celui des générations de lecteurs successives. L'analyse, critique ou " engagée ", a porté sur son influence dans les milieux islamisés européens, les domaines iraniens et turcs ainsi que sur les réactions des milieux catholiques et des diverses branches de la maçonnerie. Deux communications ont abordé la question fondamentale du statut et de la fonction du texte écrit. Enfin la place du bouddhisme dans son œuvre et l'enseignement à tirer de sa vision du Moyen Âge ont mis en relief les articulations et les points de rupture entre les deux attitudes, critique et engagée.
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15 2001 Deus ex machina.
Les dictionnaires latins et grecs donnent à " machine " le sens d'invention, d'" assemblage artistiquement réuni " ; la machina mundi de Lucrèce renvoyait à une édification savante dans la familiarité des dieux au travail. Savantes également étaient supposées ces machinations vouées au mal, ces machines infernales, outils de noirs desseins. Elles ont été elles aussi " instrumentalisées " ; l'Encyclopedia universalis ne connaît plus que la machine-outil, débarrassée de l'horloger que Voltaire concédait encore à l'horloge comme de la symbolique de l'outil prolongeant la main de l'homme.
Ce numéro 15 analyse quelques étapes du passage de l'harmonie du monde à son spectacle chez Giordano Bruno, en regard aux créations de machines inspirées imaginaires, comme celles conçues par Dupuis à la fin du XVIIIe siècle ou Leopoldo Lugones à la fin du suivant. On ne peut que constater l'aptitude du monde contemporain à repeupler les espaces intermédiaires explorés par les technologies de pointe et son incapacité à disqualifier les questions métaphysiques posées par une autre exploration technique, celle de l'indéfiniment petit.
14 2000 Le souverain caché.
Quel pouvoir est légitime ? L'empereur quand il lutte contre le pape ? Le roi de France qui se dit empereur en son royaume ou le peuple souverain lorsqu'il se constitue en Assemblée nationale ? Les critères sont flottants de la Russie à la France et à l'Iran; la désignation par Dieu lui-même est sujette à caution, il s'est détourné de Saül et a renié plusieurs Tsars.
Au doute qui accompagne la défaite du prince ou hypothèque la république dite " autoproclamée " correspond l'idée que le véritable souverain demeure caché jusqu'au moment où il apparaîtra dans la lumière de l'évidence, reconnu par tous. Une telle attitude est commune à des aires culturelles aussi diverses que celle du Shî'isme imamite et du Saint Empire romain germanique. L'Imam caché comme le Grand Monarque de la fin des temps ont alimenté des spéculations de type ésotérique toujours renouvelées qui ont utilisé des critères traditionnels de spéculation. Qu'il s'agisse d'idéologies modernes comme en Roumanie ou d'identification personnelle au monarque universel, le " roi du monde " dans un discours délirant, le même fil conduit la réflexion.
13 1999 Les langues secrètes.
Écritures ou langues ? Langues puis écritures ? Langues sans écritures ? Voire écriture sans langue ; le labyrinthe comporte une difficulté supplémentaire avec ses doubles entrées: côté secret des dieux, côté cryptage des hommes ou bien encore, côté Babel et côté Pentecôte. L'invention de l'écriture ou la recherche à travers les signes gravés d'une langue primordiale sont des moments privilégiés dans l'approche de la question essentielle et toujours irrésolue de la nature de la science. De la Mésopotamie à l'Égypte médiévale en passant par la Renaissance et les sociétés secrètes du XIXe siècle, ce numéro chemine dans le labyrinthe en s'efforçant de suivre le fil de la critique...
12 1998 Les contrées secrètes.
Depuis cinq cents ans que les Occidentaux sont installés à l'Hôtel Bellevue, ils n'ont cessé de s'interroger sur la direction où porter leur regard; est-ce d'ici ou de là que vont sortir des sables les cités de pierres précieuses, résidences des dieux et de l'homme libre ? A partir de quel centre prendre la juste mesure ? Il est là-bas, au bout de l'océan, dans Jérusalem, ou dans le séjour des âmes, partout où nous réussissons à dérouler notre cordeau.
Une symbolique de l'espace est aussi nécessaire à la vie des hommes que l'air ou la nourriture; l'incertitude dans les identifications est la condition même de sa liberté.
11 1997 Pouvoir du symbole.
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Pouvoir du symbole, symboles du pouvoir; entre la marque de la connaissance et l'aliment de la rumeur, le champ du symbolique s'étend indéfiniment, se perd dans les détours de la pensée propre à chaque culture. Ce numéro s'est attaché à clarifier l'usage fait du symbole dans la pensée ésotérique, en délimitant des frontières d'une part, en analysant sa mise en oeuvre de l'autre, depuis le XVIIIe siècle. La question de la symbolique maçonnique a été abordée notamment en rapport avec l'évolution du religieux dans les sociétés occidentales.
La force de l'imaginaire symbolique, après cinq siècles de rationalité scientifique, demeure entière et sa maîtrise un enjeu de taille.
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10 1996 L'Histoire cachée - entre histoire révélée et histoire critique.
Les faits perdent leur consistance sous le regard froid de l'analyse critique et les évènements se bousculent en mal de sens, devenus aussi énigmatiques que les révélations trop fragmentaires, des dieux retournés au silence. Cronos dévore sans fin ses enfants quel que soit " le lieu d'où ils parlent " ou la façon dont ils ont été " instrumentalisés ", selon le jargon en usage. L'historien joue à cache-cache pour saisir un objet qui tour à tour se montre et se dérobe, il court de-ci poussé par sa raison et de-là par son intuition des figures et des symboles. Il n'est de vérités que revoilées.
Ce dixième numéro s'attache à éclairer la route qui a mené des théories figuristes de l'histoire à la fin du XVIIIe siècle aux thèses complotistes de l'histoire secrète contemporaine.
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1995 Ésotérisme et socialisme.
Trois ans à peine séparent l'apparition des deux mots, 1828/1831, et leurs destins demeurèrent longtemps liés. Le socialiste Pierre Leroux utilisa le premier longuement dans L'Humanité (1840) et les occultistes Belle Epoque, comme les nouveaux théosophes, se disaient volontiers socialistes. Mais les remises en ordre, venues du marxisme pour les uns, des Églises institutionnelles pour les autres, renvoyèrent ces utopies à ce qui pouvait paraître comme leur lieu d'origine : l'imaginaire. Ce neuvième numéro s'est attaché à reconstituer la communauté du patrimoine et redessiner des frontières.
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1994 Prophétisme et Politique.
L'objet de cette huitième livraison est d'analyser à travers l'évolution du discours prophétique au cours des âges, à travers les changements de statut du prophète également, leur capacité à articuler des sens, à inspirer des politiques. Elle rassemble, autour de l'exposé inaugural d'André Vauchez sur le prophétisme médiéval, des textes d'exégètes bibliques, d'historiens, de philosophes, illustrant les notions de plénitude, d'achèvement des temps, porteurs de " rois cachés, de papes cachés ", pourquoi pas de dieux cachés. Le temps prophétique garde un pied dans le temps historique, et risque l'autre dans la mystique et l'ésotérique.
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1993 Les postérités de la théosophie, du Théosophisme au New Age.
Quels liens entre les spéculations de théologie ésotérique de Jacob Boehme, les théories de la Société théosophique de Mme Blavatsky au XIXe siècle et les affirmations contemporaines sur l'imminence de la venue de l'ère du Verseau ? L'analyse séparée des mutations du sentiment religieux, de l'évolution des conceptions métaphysiques qui sous-tendent les sciences et de l'histoire des doctrines ésotériques est incapable d'apprécier la nature des ruptures et de repérer d'éventuelles continuités.
La notion de théosophie, dans ses multiples sens, à travers des continents spirituels en apparence étrangers les uns aux autres, a servi de fil conducteur à cette septième livraison de Politica Hermetica.
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6
1992 Le complot.
Dans tout secret non partagé, le soupçon de complot s'insinue et la complexité des sociétés modernes a rendu la communication malaisée au point de dissocier son principe de l'objet et des personnes avec qui échanger. À l'idéologie du " tout communicable " correspond " la haine du secret " et l'interprétation en terme de complot des échecs et des difficultés de la modernité. Bien des chemins s'offrent à ce type d'exégèse : de la réflexion conspirationniste politique et religieuse contre les Jésuites, les Francs-Maçons, les Mormons, les sectes, à une réflexion métaphysique sur le mal dans l'histoire (curieusement absente des préoccupations des historiens comme des sociologues) ; initiation et contre-initiation. Ce sixième cahier s'est arrêté au croisement des fils où la logique de l'histoire s'enchaîne à la trame du complot.
5
1991 Secret, initiations et sociétés modernes.
Le secret qui ne devait pas survivre à la démocratie est omniprésent dans la vie moderne et touche au plus profond, au-delà des formes culturelles et religieuses, à la nature même du lien qui unit les hommes. Ce numéro met en lumière les multiples facettes d'un phénomène essentiel pour comprendre notre temps.
4
1990 Maçonnerie et antimaçonnisme, de l'énigme à la dénonciation.
Approche conjointe à partir de documents, la plupart du temps inédits, du caractère secret de l'Ordre, à travers ses origines, le serment... et de sa dénonciation comme complot contre l'Église et la société du XVIIIe siècle à nos jours.
3
1989 Gnostiques et mystiques autour de la Révolution française.
Évènement fondateur de la modernité politique, la Révolution a inspiré tout au long du XIXe siècle prophètes, illuminés et voyants des temps nouveaux, donnant le sens caché de l'histoire ou détenteurs du secret de sa fin.
2
1988 Doctrines de la race et tradition.
Analyse de la dérive des sens spirituels, religieux et culturels de la notion dans l'Europe contemporaine : de l'antijudaïsme à l'antisémitisme.
1
1987 Métaphysique et politique, Guénon et Evola.
Le modèle traditionnel, privilégiant la méditation chez l'un, l'action chez l'autre, comme réponse à l'impasse de la civilisation occidentale, l'ésotérisme comme réponse à la modernité.
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