Les
faits perdent leur consistance sous le regard froid de l'analyse critique
et les évènements se bousculent en mal de sens, devenus aussi
énigmatiques que les révélations trop fragmentaires,
des dieux retournés au silence. Cronos dévore sans fin ses
enfants quel que soit " le lieu d'où ils parlent " ou la
façon dont ils ont été " instrumentalisés
", selon le jargon en usage. L'historien joue à cache-cache
pour saisir un objet qui tour à tour se montre et se dérobe,
il court de-ci poussé par sa raison et de-là par son intuition
des figures et des symboles. Il n'est de vérités que revoilées.
Ce dixième numéro s'attache à éclairer la route
qui a mené des théories figuristes de l'histoire à
la fin du XVIIIe siècle aux thèses complotistes de l'histoire
secrète contemporaine. |