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POLITICA HERMETICA n° 17 - 2003
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Astrologie et pouvoir


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Dès l'Antiquité l'autorité de l'astrologie avait été contestée, St. Augustin en avait souligné les inconséquences ; la perte de la légitimité scientifique n'est cependant intervenue que tardivement avec les Lumières et la modernité entraînant la disparition de tout statut officiel dans les sociétés concernées. Son pouvoir de séduction sur les foules n'en a pas été altéré pour autant comme le montre le constat dressé par les sociologues Edgar Morin et Jacques Maître il y a une trentaine d'années. La violence des remous provoqués par une thèse récente sur le sujet montre que les rapports entretenus avec les institutions intellectuelles et politiques contemporaines sont toujours sensibles.
Ce numéro analyse à travers les exemples mésopotamiens (Jean-Jacques Glassner), la place de l'astrologue et de son art dans la connaissance des temps et la conduite des hommes. Anne Regourd donne un texte d'al Qabîsî astrologue de la cour de Damas au Xe siècle pour le monde médiéval puis l'Europe moderne est abordée par Isabelle Pantin avec la tentative d'un disciple de Mélanchton pour intégrer l'astrologie dans la théologie et la science politique ; cet aspect connut une fortune particulière avec Cromwell et Mazarin (Jacques Halbronn). Enfin Evelyne Latour analyse l'origine du mythe de l'ère du Verseau dans les nouveaux prophétismes. Jacques Maître conclut sur le statut de l'astrologie dans la société française contemporaine.